Catégorie: Freud/ Lacan

De l'inconscient...

19.01.09 | par Claude [mail] | Catégories: inconscient, Freud/ Lacan

Sur quelles raisons pouvons-nous nous appuyer pour admettre l’ existence de l’inconscient ?

Donner des raisons c’est prétendre à fonder, à garantir, à légitimer au moyen de faits, de preuves, d’arguments.
L’inconscient est :

-soit un concept négatif désignant tout ce qui est étranger à la conscience : la matière-énergie, l’étendue, le corps, les modalités de l’inconscience ( le sommeil profond, le coma, la léthargie et la syncope, le réflexe, l’ habitude );

-soit une notion éthique désignant l’irresponsabilité du sujet ;

-soit un concept à prétention scientifique, la représentation supposée effet de refoulement du désir ( selon les Freudiens ) ou l’Ordre symbolique dont la loi serait d’assujettir les sujets à son automatisme ( E. Benvéniste / J.Lacan ) ; le moi du sujet se constituant au sein de la relation spéculaire à l’Autre dans la succession de ses identifications imaginaires…
Subjectivité-effet du système symbolique-réel-imaginaire ( S-R-I ) ;

-soit encore une catégorie poétique exprimant le dynamisme d’un psychisme créateur de scénarios oniriques, de fantasmes diurnes, d’ébauches imaginatives ( d’après les Romantiques et les Surréalistes );

-soit enfin une pure idée de la raison spéculative, l’Inconscient, -adjectif substantivé -, entendu comme chaos, fond des choses et origine du monde ( cf. E. von Hartmann ).

Il faut remarquer que ni l’ignorance, ni l’indicible, ni le secret, ni l’illusion ne relèvent du concept d’ inconscient.

*****

note/variation : de quoi parlons-nous quand nous parlons d’inconscient ?

Question : l’inconscient désigne-t-il :

-ce qu’on ne veut pas dire ? non ; le refus, la mauvaise foi, la volition sont autant d’expressions de la conscience.

-ce qu’on ne peut pas dire ? non ; secret et dissimulation sont marques d’intentions conscientes.

-ce qu’on ne sait pas dire ? non ; la maladresse est consciente de soi, de son effort, de son humiliation.

-ce qu’on ne se sait pas dire ? ce qui -à même et par le discours- s’énonce à l’insu du sujet ? Oui ; il s’agit alors de tout ce qui échappe à la conscience… et qui n’est pas peu…

Dans cette dernière hypothèse sont remis en question deux dogmes de la métaphysique contemporaine :

1°) le dogme linguistique qui réduit la parole à la conscience et à la volonté d’exprimer.

Le langage étant déclaré par ce positivisme outil de communication.

2°) le dogme psychanalytique qui constitue la parole en langage crypté, le prétendu discours du désir.

-Or selon la ‘pataphysique il y a de l’irrationnel jusques et y compris au plus intime de nous-mêmes, le métaphorique moi profond des substantialistes.

Et ne cessant de nous échapper à nous-mêmes, nous devenons ainsi notre propre rébus.

Inquiétante étrangeté ( Freud ) certes… mais d’autant plus, qu’inintelligible, elle est irréductible à toute interprétation / herméneutique.

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Philosophie pataphysique, chrestomathie

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