Catégorie: Berkeley

De l'idée...

02.02.09 | par Claude [mail] | Catégories: absolu / relatif, Platon, Kant, idée, Berkeley, Jarry

Une idée peut-elle être neuve ?

1. Qu’est-ce qu’une idée ?

Une représentation, l’effet d’un effort mental, un terme, le signe d’une classe de particuliers empiriques obtenue par abstraction.

Une généralité empirique qui se forme par l’habitude du fait des similitudes constantes à tous les individus d’une espèce ou d’une classe donnée ( Bergson ).

L’idée est un jugement condensé ( J. Lagneau ).

C’est aussi l’hypothèse qui provoque l’expérience ( Cl. Bernard ).

2. D’où vient l’idée ?

-De mon expérience interne ; du monde extérieur ; de mon imagination créatrice.

Ainsi je sens par évidence immédiate que je suis ; que je pense ; que mes pensées se succèdent ; que je suis lié à un corps; que je puis vouloir et ceci indéfiniment.

Mais, notait déjà Descartes, je ne sais pas quel je suis moi qui suis pourtant certain que je suis…

-L’expérience du monde extérieur suscite d’autre part un flux ininterrompu de représentations que je puis ramener à l’unité de diverses formes conceptuelles pour les constituer en matière de plusieurs sciences.

-Je puis enfin imaginer des êtres fantastiques, des chimères ainsi que des licornes, des constitutions idéales ou encore un ou plusieurs dieux…

Et tous les ouvrages de l’art.

-Quant aux idées spéculatives ( ainsi les idées de Platon ), elles sont des concepts de la raison auxquels nul objet qui leur corresponde ne peut être donné dans les sens ( Kant ).

Ainsi les idées de moi-substance, de monde comme totalité des phénomènes, de Dieu.

3.Une idée sera dite neuve :

-si, inédite, inouïe, la relation qu’elle exprime est établie pour la première fois en raison de l’originalité de la pensée, de la sensibilité, de l’intuition, de l’imagination, de l’échelle d’observation de qui la compose.

-à chaque rappel ou réitération ; car elle n’existe qu’à chaque fois où elle se présente à mon attention dans toute son évidence et quand je la figure par un symbole verbal, un signe mathématique ou une image poétique.

Et il faut affirmer que le monde, ce monde, notre monde, n’est à strictement parler qu’un monde d’idées -effets de notre représentation ( cf. Berkeley, Schopenhauer ).
Car l’univers vécu est chose mentale ; et nul ne peut sortir de soi, c’est-à-dire du cercle de ses idées, de ses représentations ( cf. Jarry ).

-du fait que ce monde représenté peut être renouvelé et enrichi indéfiniment… par l’invention et la création dans tous les domaines où la fonction symbolique est en jeu.

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Philosophie pataphysique, chrestomathie

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